NUIT BLANCHE PARIS | COLLECTIF FEMLINK-ART & YUN AIYOUNG

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Crédits photo: Yun Aiyoung 2010 « Unknown Space »

Mamia Bretesche Gallery – NUIT BLANCHE

187 RUE DU TEMPLE 75003 PARIS – Tel : 0660870621 (Codes d’accès)

Dans la nuit du samedi 7 octobre 2017, Nuit Blanche s’emparera de la ville autour du thème «Faire œuvre commune». Pour cette édition, Charlotte Laubard, directrice artistique, a pour ambition de célébrer la création en collectif entre artistes ou citoyens qui souhaitent faire bouger les représentations et les perceptions.

COMMENT VIVRE AVEC UNE OEUVRE D’ART VIDEO OU DIGITALE?

Mamia Bretesche fait le pari de présenter à un public sélectionné et sur rendez-vous, la création d’une oeuvre d’art collective en une unité de temps, de lieu et d’action.

Tels sont les paris que fait Mamia Bretesché, curatrice,  en présentant  les vidéos d’artistes et des œuvres digitales dans des endroits autres qu’un musée ou centre d’art. Ici, en l’occurrence un appartement galerie.  Il s’agit là de montrer la vidéo d’art dans des endroits inattendus et sous d’autres formes de présentation.

Par cette action et à cette occasion, nous voulons ainsi inciter un public à faire l’effort de faire la démarche (téléphone) afin de découvrir la vidéo et une oeuvre interactive gardées secrètes. Ceci pour créer le désir et la surprise.  L’appartement galerie fait partie du processus de quête.

Pour Nuit blanche 2017, Mamia Bretesché présente : Secret, inédit et dernier vidéocollage réalisé par le collectif Femlink-ART dans une galerie appartement, prouvant ainsi que notre perception à l’œuvre d’art a changé et que l’image en mouvement fait partie désormais de notre quotidien.

FEMLINK-ART: COLLECTIF D’ARTISTES FEMMES 

“Secret “  Vidéo collage . regroupant  15 VIDEOS ET 15 ARTISTES.

Cette vidéo sera projetée sur un mur blanc, un fauteuil sera mis à la disposition des visiteurs!

C’est en 2005 que la plasticienne Véronique Sapin a créé l’association Vadia (Video Art Development international Association) afin de soutenir les projets et les artistes en art-vidéo, tel que le collectif FemLink qu’elle a co-fondé avec l’artiste américaine C. M. Judge, et dont elle est la curatrice. Depuis cette date, 139 artistes de 63 pays ont accepté de s’associer autour de la création d’oeuvres collectives appelées les « collages-vidéos ». Dix « collages-vidéos » ont été réalisés ou sont en cours. Ils ont été présentés dans plus de 110 centres-d’arts, Musées ou Festivals d’Art dans une trentaine de pays.

PRINCIPE DES COLLAGES-VIDEO – 1 vidéo / 1 artiste / 1 pays

Dans chaque pays, une artiste crée une œuvre-vidéo d’une durée comprise entre 1 et 2mn qui vient s’ajouter à celles d’autres artistes afin de constituer un «Collage-Vidéo»

C’est une sorte de « chaine-vidéo » entre femmes artistes à travers le monde, autour d’un thème commun: Les thèmes traités jusqu’à présent: FRAGILITE, RESISTANCE, PREOCCUPATION, MALE, WONDER, AGRESSION, VITAL, PROTEST, PORTRAIT, FEMALE.

YUN AIYOUNG : «Unknown Space» œuvre interactive avec le public, ainsi qu’une installation vidéo.

Unknown space : Des boutons, des interrupteurs sont disposés sur un tableau noir, le public est invité à toucher, à appuyer sur les boutons, éteindre ou allumer, et la magie s’opère. C’est ludique, poétique.  Mais c’est aussi une réflexion sur certaines responsabilités qui peuvent être tragiques pour l’humanité, qui appuiera sur le bouton et dans quel but? C’est d’autant plus d’actualité.

 

Chaque œuvre de la série Unknown space d’Aiyoung Yun est composée d’une boite plate faite d’aluminium peint en noir sur laquelle des interrupteurs lumineux, ampoules LED et commutateurs électriques sont installés. L’ensemble rappelle les étoiles scintillant dans le ciel. En appuyant sur certains interrupteurs, le spectateur crée un univers composé d’espace et de temps, en provenance d’une nouvelle dimension. Ce type d’acte correspond à notre désir, nous qui voulons découvrir un monde mystérieux. Un monde nouveau et inconnu apparaît avant de disparaître chaque fois qu’un individu actionne tel ou tel bouton. Ce mouvement subtil se répète ailleurs au même moment.

Yun Aiyoung avait l’intuition qu’un simple déclenchement pouvait allumer ou éteindre un univers, c’est pourquoi elle a décidé d’utiliser l’objet interrupteur. « Dans ce monde, tout est possible et le simple fait de chercher quelque chose influence ce que l’on cherche, son propre désir, et la curiosité de chaque individu. » dit l’artiste.

Son travail consiste à connecter diverses images telles que la lumière et l’univers, ainsi que l’eau et le temps avec le cycle de création et d’extinction. Au final, elle parvient à démontrer que l’interrupteur le plus banal permet de créer ou d’effacer le monde. La série Unknown space permet surtout au spectateur de rêver d’un nouveau monde tout en participant activement à l’oeuvre.  Kim Aeryung

La série Unknown space (2009) nous invite à un jeu combinatoire. Chaque tableau présente une constellation de LED mélangés à différents types d’interrupteurs lumineux. Rouge, bleu, vert, jaune, point, rond, carré, rectangle. L’artiste se joue de la lumière, qu’elle considère comme source de l’énergie du monde. Chaque élément lumineux coloré figure une présence réelle dans un monde parallèle.

Les tableaux produisent de la lumière. Ils suggèrent que l’on peut participer, mais le faut-il vraiment ? Toutes ces questions restent en suspens, tous ces mystères n’attendent pas forcément de réponse. Nous nous trouvons au pied du mur, face à un univers plein d’inconnues. « Quelques traces visibles seulement pour ceux qui savent où regarder« .*Thomas Zoritchak

Dans la série « Unknown space « , elle orchestre des plaques noires en aluminium, des tableaux de bord où les formes s‘alignent dans une chorégraphiealéatoire d’éléments géométriques de couleur. Chaque support  est organisé avec des LEDS(diodesélectroluminescentes).

Ce solfège interstellaireest un jeu combinatoire que chacun peut composer pour son propre itinéraire mental, sa téléportation, sa désincarnation, à l aide d’un interrupteur qui anime les pastillessélectionnées. Chaque composant symbolise une présenceréelle dans un monde parallèle. Rencontre du 3 ème type ? Partition philosophique ? Miroir à 2 faces ? Elle ne donne pas de réponse car toute personne est libre de la trouver. Elle donne les moyens.

Ce langage binaire insinue une correspondance métaphysique dans la lignée des grands abstraits comme Mondrian et Kandinsky. Elle l’enrichit par les références à l’univers et au temps dans la fusion de la lumière et de l’eau. Véritables catalyseurs chimiques,  ces éléments réunis dans sa création permettent la connexion des mondes,les passages, déjàexpérimentéspar le coréen Nam June Paik ou le vidéaste Bill Viola.

La nature sensible et féminine de Yun agrémente de ses rêves personnels les jeux de l’esprit et du rapport à l’espace. Au delà de ces cieux technologiques, elle investit notre psyché dans des édens enchantés, des vidéos utérines et enfante une atmosphère de rêve s’appuyant sur l’inconscient. Véronique M

Time Garden: « Time Garden  » est une installation de guirlandes qui inonde l’espace d’une pluie artificielle fluorescente bleue. Elle nous initie à l’élévation féérique et nous propulse hors de la gravité. Dans une ivresse proche du nirvana elle déclenche ainsi un exil mental totalement lyrique. Véronique Maxé

« Time garden » de Yun Aiyoung est un jardin de la lumière artificielle et de scènes de vidéo.

A travers les images de vidéo et du son, Yun Aiyoung a représenté le monde comportant des choses immatérielles telles que la mémoire, le rêve, l’illusion et l’inconscience. Dans cette exposition, elle nous présente un jardin à un espace-temps différent encerclé par la lumière et les scènes de vidéo. Dans cette oeuvre de l’installation de lumière , à la place des fleurs et des plantes, le jardin est rempli des éléments immatériels comme des lumières fluorescentes et dont appel au temps des mémoires, au temps psychologique et au temps perdu. Comme a annoncé l’artiste « j’ai voulu créer une ambiance d’un rêve s’appuyant sur l’inconscience. », le jardin rempli de lumière, entoure le corps des spectateurs et les mène à une expérience d’un temps et espace hétérogène et non vers le présent, et permet d’atteindre à la limite entre le rêve et la réalité. Space-C, Coreana Meuseum, Seoul, 2008. Bae Myung-Ji, Curator of Coreana Museum of Art_______________________________________________________________

SECRET : Collectif FemLink-Art- 15 videos / 15 artists / 15 pays

1 – TYPE YOUR SECRET, Maria D. Alba (Spain)

A videocollage showing the materialization of a secret. A language among women, a whisper, a letter that tells a story of the subconscious, sweat and throbbing, a social insect that flees, fluids that are diluted, a train that leaves after removing the secret to the light… a chain of actions that are linked like a television channel, that activate according to our mind and heart

Un collage-vidéo sur l’idée de la matérialisation d’un secret. Des voix de femmes, un chuchotement, une lettre sur une histoire de subconscient, de la sueur et des palpitations, un insecte qui fuit, la dilution de liquides, un train qui part… une suite d’actions qui s’enchainent comme un programme télévisuel que nous sélectionnons selon nos envies et notre état d’esprit.

CREDITS : Sound collaboration Raúl Alonso- Collaboration création sonore: Raul Alonso

2 – HELLO WORLD, Alessandra Arno (Italy)

« Hello world » is the first computer code C message (previously suggested by Language B) that appears to the user on the programing screen.

The work uses the same convention but in morse code as a land-based message sent by the planet itself or its inhabitants.

Hello world is a welcome message of enthusiasm and awe-inspiring, which is aimed at the universe. The cosmos looks and repeats with a morse code message, referring to a s.o.s.

« Bonjour tout le monde » est le premier code informatique en langage C qui est apparu sur un écran de programmation. La vidéo utilise la même convention en l’alphabet morse qu’un message terrestre envoyé par la planète elle-même ou ses habitants. « Bonjour tout le monde » est un message d’accueil enthousiaste et terrifiant lancé dans l’univers. Le cosmos répète en morse ce message ressemblant à un SOS.

3 – NO EXIT, Elaine Frigon (Canada) . In this residence for the elderly, life is hidden behind every door. In the face of death there is no way out.

Dans cette résidence pour personnes âgées, la vie se cache derrière chaque porte. Devant la mort, il n’y a pas d’issue. 

4 – THE SECRET, Maria Papacharalambous (Cyprus)

A visual story-tale of the poem “What is the Word” by Samuel Beckett.

Un conte visuel du poème de Samuel Beckett, « Quel est le Mot ».

CREDITS :Poem: Samuel Beckett -Technical Support: Nefeli Kentoni

5 – NOW YOU KNOW, Angelika Rinnhofer (Germany)

Do we really all have secrets ? Or are, what we call secrets simply the experiences that connect us all ? « Now You Know » invite the viewer to come up with his or her own answer to what the secret may be in each story in my video. Each revelation is supposed to interpolate additional questions rather than give firm answers. Taken out of context, each scene becomes a pointless narrative, each discovery raises the question of its authenticity.

Avons-nous vraiment tous des secrets? Peut-être que ce que nous appelons des secrets sont-ils simplement des expériences qui nous connectent les uns aux autres? «Now You Know» invite le spectateur à trouver sa propre réponse dans les différents tableaux de ma vidéo. Chaque chute suggère des questions supplémentaires plutôt que de donner des réponses. Pris hors contexte, chaque scène devient un récit inutile, chaque découverte soulève la question de son authenticité.

CREDITS : Music : Meat Grinder ; Sardonicus ; Purple Planet

 

6 – THEN, THUS, THEN, Bill Kouelany (République du Congo Brazzaville)

Is homosexuality the forbidden fruit ?

I am a homosexual

I am the fruit of the sin ?

Then, Thus, then…

Est-ce que l’homosexualité est un fruit défendu ?

Je suis homosexuel

Suis-je le fruit d’un péché ?

Alors, donc, ensuite…

 7 – BENEATH THE SURFACE, Mesrure Melis Bilgin (Turkey)

We need contact with what lies beneath the surface.

Nous avons besoin de nous connecter aux mensonges présents sous la surface des choses.

 

8 – JOYCE, Sabine Mooibroek (Netherland)

Joyce tries to enter the world and the theatre of trains.

Joyce essaie d’entrer dans le monde et le théâtre des trains.

CREDITS :Production: Films d’Afriques, Serious Film; Actress: Juliana Johanidesova

9 – THE SECRET, Fatima Mazmouz (Morocco)

 10 – TRANSSSFORMER, Jelena Miscovic (Serbia)

 Investigation gender transformation and gender potential in the individual. What means male, what means female ?

Un questionnement sur le genre, transformation et potentiel dans un individu. Que signifie être mâle ou femelle ?

11 – SECRET REFLECTION, Doris Mayer (Austria)

 12 – SECRET POEMS: FOR REFUGEES EVERYWHERE, Vouvoula Skoura (Greece)

On damaged as « stone books », found in an abandoned factory, photos of Nature, War, Refugees in Camps, old and new Secret Poems, comprise the image of the Mediterranean today.

Des images du monde méditerranéen d’aujoud’hui se trouvent dans une usine abandonnée: des photos de nature, de guerre, de réfugiés dans des camps, se lisent tels que d’anciens et de nouveaux poèmes, comme « des livres de pierre ».

 13 – SECRET, LIE AND DEATHS, Véronique Sapin (France)

In a February 2003 speech to the U.N. Security Council, Colin Powell alleged that Iraq was hiding weapons of mass destruction (thousands of litres of Anthrax). However, after the U.S. had invaded Iraq, no weapons of mass destruction were found.

In April 2017, the bolivian Ambassador to the United Nations, Sacha Llorenti,

reminded the council of the disastrous weapons of mass destruction lie peddled by the US as a pretext to invade Iraq : “After this invasion, there was 1 million deaths ».

Métaphore de la guerre en Irak: le peuple irakien (le poisson) regarde, impuissant, les cinquantes étoiles du drapeau américain (l’étoile de mer) envahir son territoire (la bouteille), sous prétexte que celui-ci cacherait des milliers de litres d’anthrax (les armes de destruction massive).

Deux bandes son composent le fond sonore:

– Le discours de Colin Powel en février 2003, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU qui certifie que l’Irak cache des armes de destructions massives (des milliers de litres d’anthrax). Or, aucune arme de destruction massive n’a été trouvé après que les USA aient envahi l’Irak.

– le discours de l’ambassadeur bolivien des Nations-Unies, Sacha Llorenti, en avril 2017, qui rappelle au Conseil de sécurité, le mensonge inventé par le gouvernement des USA comme prétexte pour envahir l’Irak: « Cette invasion a causé 1 million de morts ».

 14 – THE SECRET, Nicoletta Stalder (Switzerland)

 15 – THE SECRET, Minoo Iranpoor Mobarakeh (Iran)

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Codes d’accès à la galerie :sur demande :  CONTACT : TEL : 0660870621

Site de projection : Mamia Bretesche gallery – 187 RUE DU TEMPLE 75003 PARIS galeriemamiabretesche@gmail.comwww.mamiabreteschegallery.com